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Des soles et des euros

La monnaie officielle du Pérou est le Nuevo Sol.
Taux de change: 1 EUR = 3.27 Soles, au 01/01/2013.

  • Salaire minimum = 750 soles (230€), le brut étant égal au net jusqu’à 4000 soles, au delà, 10% de taxes sont prélevées. Il faut cependant noter la grande précarité du travail au Pérou, ce salaire minimum étant tout a fait théorique et rarement suivi dans la pratique.
  • Pour 1 Sol (soit 30 centimes d’euro) : 6 bananes, 6 petit pains, 5 oignons, 4 têtes d’ail, 2 à 3 mangues selon le lieu et la saison
  • Essence = 13.8 soles le galon (1.06€ le litre), gasoil = 14.1 soles le galon (1.08€ le litre)
  • Une paire de chaussettes tricotées à la main, à base de laine de mouton filée à la main: 20 soles
  • Les sombreros : chapeaux faits à la main, peuvent coûter entre 400 et 1000 soles (100 et 300 euros)
  • En montagne, dans les villages ayant accès à une source d’eau, une famille (un couple avec 3 enfants) peut subvenir à ses besoins alimentaires sans jamais dépenser un sol grâce au travail (non mécanisé) de sa terre
  • Prix du terrain : 150000 soles pour 250m2 à Cutervo (zone de narcotrafic), 40000 soles pour 250m2 à San Andres (petit village)
  • Prix d’un appartement : 150000 soles pour 100m2 à Chiclayo
  • Taux de la TVA = 19%
  • Education : gratuite jusqu’à l’université puis peu de place en publique (800 soles par an) ou cher et de médiocre qualité en privé (de 600 à 3000 soles par mois). La classe moyenne supérieure semble préférer les établissements privés, le secteur public ne pouvant assurer une continuité des cours, suite aux grèves répétées du personnel enseignant.
  • Santé : pourtant gratuite pour tous, de nombreux péruviens préfèrent payer de leur poche de coûteuses cliniques privées afin de limiter l’attente pour leurs soins
  • Plan de pension : souscrit par les employés privés et les fonctionnaires. Pas de systême de retraite pour les agriculteurs indépendants.
  • Aides : le programa juntos aide les familles en situation de grande pauvreté en leur finançant 100 soles (31€) par mois par mère ayant des enfants de moins de 15 ans scolarisés. Un contrôle est assuré auprès de la mère et de l’école, et l’aide coupée en cas de non assiduité (<85%). Le programme est mis en place régionalement depuis 2006. Le revers de la médaille est que :
    • le système est corrompu et certaines familles bénéficient de l’aide sans entrer dans les critères
    • les critères de sélection sont inadéquates car les nécessités varient beaucoup dans le pays. Quand certains peuvent assurer un minimum avec leur potager à la campagne, d’autres souffrent de précarité dans les bidonvilles et zones en altitude où les terres et le bétail gèlent.
    • des familles planifient les naissances pour obtenir l’aide, ce qui non seulement encourage les femmes à devenir mères au foyer, mais aussi accroît le taux de natalité. Au contraire, la natalité devrait être limitée, ce qui était le cas dans le système politique précédent de Fujimori qui stérilisait gratuitement les mères ayant eu 2 enfants.
    • l’aide octroyée est souvent utilisée pour l’achat de crédit de téléphone mobile, de boissons alcoolisées par le mari, …
  • Un programme de pension existe aussi pour les plus de 65 ans.



 

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